Article rédigé par Regine Amani, Assistante de recherche

La recherche, une passion

Le docteur Stefan de Laplante pratique depuis 10 ans. Il a commencé à faire de la recherche sérieusement depuis 5 ans. Pour lui, cela s’est fait de façon progressive. « Il y avait une équipe de collègues à l’époque et j’ai débuté avec des rapports de cas. Par la suite, j’ai eu l’occasion de déposer des demandes pour les bourses d’initiation à la recherche de la Faculté de médecine. » Le but initial était de répondre à des questions de pédagogie médicale. « J’ai ensuite eu la chance de superviser les résidents en médecine familiale dans leurs projets d’érudition, » ajoute-t-il.

Dr de Laplante a obtenu son doctorat en médecine ainsi que complété sa résidence en médecine familiale à l’Université d’Ottawa. Membre du Collège des médecins de famille du Canada depuis 2013, Dr de Laplante est aussi professeur adjoint au département de médecine familiale de l’Université d’Ottawa. Il est membre actif des Affaires francophones à la Faculté de médecine et s’intéresse particulièrement à l’éducation médicale.

Entre autres, il est le codirecteur de site pour la résidence en médecine familiale à l’Hôpital Montfort. Il est précepteur clinique pour des étudiants et des résidents en médecine familiale et travaille à l’Équipe de santé familiale académique Montfort. Dr de Laplante s’intéresse particulièrement à la santé des personnes 2ELGBTQI+, à la gériatrie et à la santé mentale. Ses intérêts en recherche sont divers.

Dr de Laplante se décrit comme un passionné qui aime travailler avec des personnes n’ayant pas toujours les mêmes intérêts cliniques que lui, mais avec des intérêts en pédagogie médicale connexes.

Il est attiré par l’aspect interdisciplinaire des équipes de recherche notamment : « la collaboration avec des infirmières et des patients partenaires, ainsi que des médecins d’autres spécialités. »

« La recherche est un processus de découverte ayant comme but de répondre à une question; la capacité de découvrir certaines choses! »

Dr de Laplante

Le processus

Le Dr de Laplante trouve que le processus avec l’Association médicale universitaire Montfort (AMUHM) et l’Institut du Savoir Montfort (ISM) est particulièrement encadré, surtout pour quelqu’un qui débute en recherche. « Les experts sont facilement accessibles, les collègues aiment aider. Le processus éthique est plaisant et surtout très rapide ! Tu te sens toujours bien appuyé. »

Dr de Laplante se dit très chanceux d’avoir obtenu de l’appui de l’AMUHM, de collègues experts en recherche et du comité d’éthique à la recherche de l’ISM.

Pour lui, il s’agit d’un processus très gratifiant. « J’aime bien dire qu’il faut s’amuser pendant le processus de collaboration et d’échanges plutôt que concentrer sur le produit final. »

Des défis certes, mais le succès est tout aussi présent!

Il existe de nombreux défis, nous dit-il. « Trouver le temps ainsi qu’un réseau et des collaborateurs notamment. » Le Dr de Laplante est très curieux, par conséquent, un de ses défis réside dans le choix de ses sujets : il lui faut bien les circonscrire et surtout en refuser certains pour ne pas être surchargé. « Je manifeste un grand intérêt pour beaucoup de projets. Il me faut prendre le temps et du recul; surtout me demander ce qui est important pour moi et ce qui me passionne. »

Un travail d’équipe

La constitution de l’équipe de recherche est très importante, nous mentionne-t-il. Il est primordial de trouver des collègues et des collaborateurs et de monter son groupe de recherche. « Il est aussi important de se demander pour quelle raison on fait de la recherche. Cerner les « vraies » raisons et penser à l’impact que vous voulez avoir. »

Il conçoit que faire de la recherche n’est pas toujours aisé « avec une pratique en milieu communautaire chargée ainsi que des obligations d’enseignement et des tâches administratives. »

Le financement

Un autre défi, très réel : le financement. Dr de Laplante nous relate qu’il lui est arrivé de collaborer à un projet sans être rémunéré, à travailler par passion.

« Il faut se donner le temps d’apprendre à rédiger une demande de fonds, cela m’a été très utile. Ne pas tenir les choses pour acquises, mettre les chances de son côté en prenant le temps. Si jamais la demande de fonds n’est pas approuvée, on peut quand même continuer à travailler sur son projet. »

Les succès

La plus grande fierté du Dr de Laplante est d’avoir réussi à publier un article dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ). « Je suis particulièrement fier de cette publication. J’y ai investi beaucoup d’heures de travail, il m’a fallu persévérer en dépit des obstacles. Ce fut un article ardu à rédiger, mais cela a porté du fruit. »


Des conseils pour les cliniciens?

Selon le Dr de Laplante, il faut s’assurer dès le début du projet d’avoir une question de recherche claire. La composition de l’équipe de recherche ainsi que les rôles doivent être finalisés dès le commencement.

En tant que clinicien, il est impératif d’avoir du temps clinique protégé. « J’organise mon horaire de sorte à avoir quelques plages de réservées, soit une demi-journée par semaine ou dans le mois pour accomplir mes tâches de recherche. Sachant bien que tous ont un horaire chargé, il faut vraiment inscrire et réserver ces plages-là dans son horaire. »